Enfin une dernière méthode utilise les lentilles gravitationnelles de façon indirecte pour la détection de planètes. La méthode consiste à prendre un grand nombre de prises de vues à l'aide d'un télescope, d'un grand nombre d'étoiles, et ce à intervalles réguliers en attendant d'observer un pic de luminosité d'une étoile, qui traduit le passage d'une masse devant elle.
Cette méthode fonctionne uniquement pour les planètes très éloignées de leur étoile, au moins 570 U.A. pour une étoile de masse comparable au soleil et dont le système est parallèle au notre, ou pour les planètes isolées. Dans le cas d'étoiles très massives cette distance est cependant plus réduite.
Cette méthode est utilisée entre autres par le projet MACHO et a donné de bons résultats. Elle a permis entre autres la détection de 98-BLG-35, une planète de masse similaire à la terre.
Cette méthode ne donne pas beaucoup d'informations sur l'objet à détecter et n'est généralement pas reproductible. Pour ces raisons elle n'est pas très appréciée en général.
On a également utilisé le phénomène de lentilles gravitationnelles pour l'observation de manière directe, à l'aide d'un télescope, d'un quasar appelé croix d'EINSTEIN par exemple. Il s'agit d'un quasar situé derrière une galaxie qui sert de lentille gravitationnelle. La galaxie dévie la lumière du quasar vers la terre lorsque celle-ci passe à sa proximité. La masse de la galaxie n'est pas uniforme autour du centre de gravité, ce qui provoque des distorsions importantes, d'où la croix.
Voilà pour ce qui est des principales techniques actuelles. Il existe cependant une méthode qui permettrait entre autres l'observation directe de planètes extrasolaires avec une bonne résolution et bonne luminosité aussi bien dans le visible que dans l'infrarouge, sans pour autant être gênée par la puissante lumière émise par l'étoile voisine. Cette méthode consiste à utiliser l'imageur gravitationnel.
L'imageur gravitationnel.
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