
L'imageur gravitationnel est pour moi plus un sujet de réflexion intellectuel qu'un moyen d'observation pratique. Il a toutefois le mérite de poser la question de la possibilité pour une éventuelle intelligence extraterrestre ayant une technologie de niveau comparable à la nôtre mais une plus grande patience, de pouvoir nous observer à une distance considérable, mais également de pouvoir intercepter nos émissions radios.
Par contre, le projet éclipse est beaucoup plus réaliste, ses performances ne sont évidemment pas comparables mais son coût de revient non plus. A l'opposé de l'imageur gravitationnel, il s'agit d'un projet particulièrement concrétisable dont les performances que l'on peut en attendre dépassent nettement celles de tous les projets en cours actuellement, pour un prix de revient presque négligeable en comparaison, de seulement quinze millions d'Euros. D'où cela vient-il ?
L'utilisation d'un télescope de seulement trente centimètres de diamètre pour l'observation d'exoplanètes peut surprendre. On a du mal à imaginer qu'un tel instrument puisse observer une planète là ou le V.L.T. ne voit rien. Cela vient de ce que le projet éclipse s'attaque au problème à la base. En effet si on ne perçoit pas de planètes, ce n'est pas parce que leur luminosité n'est pas suffisante mais parce qu'elle est masqué par celle de l'étoile voisine. Si on cherche à observer la planète Mercure (de jour) en temps normal on ne voit rien, même avec un puissant télescope et pourtant lors d'une éclipse, celle-ci devient parfaitement visible même à l'œil nu.
C'est ce qu'exploite précisément le projet éclipse en masquant la lumière de l'étoile voisine, d'où ses résultats surprenants. Tous les problèmes sont ainsi résolus et il n'est même plus nécessaire d'avoir une résolution équivalente à la distance séparant la planète de l'étoile puisque celle-ci n'est plus visible.
Christophe JUILLET
Informaticien
Mulhouse, FRANCE
christophe.j@newel.net