Comment définit-on une forme de vie intelligente. Il semblerait d'après les radioastronomes en général et les partisans du projet S.E.T.I. en particulier qu'une civilisation intelligente soit une civilisation capable de construire un émetteur radio et qui s'en servirait. Justement ça tombe bien car c'est de cette façon que nous allons pouvoir les repérer.
La détection de signaux radio est probablement le moyen le plus sûr de détecter une hypothétique civilisation technologiquement avancée, le seul autre moyen serait une observation suffisamment fine pour pouvoir observer d'éventuels signes d'organisation structurée comme des cultures ou des cités, mais cela ne nous donnerait pas beaucoup d'informations. Cette solution ne serait envisageable avec l'imageur gravitationnel que pour une distance relativement proche de quelques dizaines d'A.L. tout au plus en se servant du soleil comme lentille gravitationnelle, ce qui implique une distance de positionnement très élevée et très longue à atteindre.
Pour ce qui est des signaux radio voyons ou nous en sommes actuellement. L'idée d'observer des étoiles proches en vue de capter d'hypothétiques signaux évolués remonte aux années soixante-dix où on observa particulièrement Sirius et Alpha du Centaure avec une antenne radio de près de cent mètres de diamètre dans la bande des dix-huit et vingt et un centimètres. Ces fréquences sont utilisées car elles correspondent à des fréquences d'oscillations de l'hydrogène. On a ainsi supposé que ces fréquences pourraient êtres utilisées universellement dans l'univers.
Ces expériences ont par la suite été arrêtées pour des raisons de budget, leur financement étaient public. Certains particuliers on voulu poursuivre et étendre l'expérience, ils se sont alors regroupés dans une association du nom de SETI, qui continue avec des moyens moindres à observer les étoiles proches. Leur objectif est de couvrir la totalité du ciel en permanence avec un réseau de cinq mille petites antennes d'un mètre de diamètre. Avec de telles antennes je ne doute nullement qu'ils parviendront à capter les nombreux signaux en provenance des innombrables téléphones portables qui saturent les fréquences voisines.
Pour ce qui est de capter d'éventuels signaux en provenance de civilisations extraterrestres, l'affaire est plus délicate, il faudrait en effet une puissance d'émission très impressionnante pour pouvoir être capté avec les antennes du projet SETI. Une telle puissance ne leur serrait d'aucune utilité propre, de sorte que seul des signaux émis à notre intention pourraient être reçus s'ils sont émis depuis notre proche voisinage (quelques dizaines d'A.L.).
La méthode qui consisterait à établir une cartographie des planètes voisines de façon à pouvoir sélectionner les meilleures candidates parmi les étoiles à observer me semble plus rationnelle.
Si on souhaite capter des signaux plus faibles il faut alors procéder autrement. L'imageur gravitationnel pourrait être utilisé en plaçant une antenne au centre de la parabole formée par le sélecteur (voir la page Réalisation technique). Comme le montre les formules mathématiques annexes, cette solution permettrait de capter des signaux de puissances comparables aux nôtres, en provenance de n'importe quel endroit de la galaxie, si on se limite à des faibles taux de transmissions de données comme par exemple les signaux horaires transmis par la porteuse de l'émetteur de France-Inter petites ondes, ou si on cherche simplement à détecter la présence d'un émetteur AM (par détection de la fréquence porteuse, les émetteur FM n'ayant pas de fréquence porteuse fixe). Si on se rapproche à quelques dizaines d'A.L. on pourrait alors capter les signaux de modulation des émetteurs AM ou FM voir même des signaux de télévision. Mais il faudrait alors utiliser le soleil comme lentille gravitationnelle, ce qui rend le projet long à mettre en place et coûteux à réaliser, de sorte que paradoxalement ce sont les émetteurs lointains qui seraient les plus faciles à capter.
Si on souhaite envoyer des messages à notre tour, on peut conserver la solution précédente en remplaçant l'antenne de réception par une antenne d'émission. Réciproquement on obtient un gain de puissance considérable dans la direction voulue, de sorte qu'il serait possible d'envoyer des signaux qui pourraient êtres captés par des récepteurs comparables à ceux utilisés par le projet SETI, situé à une distance de quelques dizaines d'A.L.
Dans ces conditions on peut se poser la question : pourquoi n'a-t-on pas reçu de messages jusqu'à présent alors qu'il est techniquement possible de les envoyer avec une technologie comparable à la nôtre !
Nous n'utilisons les ondes radios que depuis un siècle ce qui ne rend leurs détections possibles que dans un voisinage de cent A.L. A cette distance il faudra attendre un temps comparable pour avoir une réponse, de sorte que seule une hypothétique civilisation située à une distance inférieure à cinquante A.L. aurait pu nous envoyer une réponse qui nous serait parvenue.
Pour une hypothétique civilisation située à une distance supérieure, nous ne sommes qu'une civilisation ne maîtrisant pas les ondes radios, et dans ce cas pourquoi nous enverraient-ils des messages? Il est donc probable que des signaux nous parviennent progressivement de plus en plus nombreux avec le temps.
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